Les radiodiffuseurs ont, à juste titre, ajouté des avertissements sur le contenu des reportages sur Sara Sharif, la fillette de 10 ans qui serait morte aux mains de son père, de sa belle-mère et de son oncle, après deux ans de mauvais traitements.
«Cet article présente des détails que certaines personnes pourraient trouver pénibles», telle est la manière un peu étrange de la BBC de présenter les choses, comme si un nombre important de personnes n'étaient pas angoissées par la lecture des horribles blessures découvertes, selon un jury d'Old Bailey, sur le corps de l'enfant. Et aussi par la preuve, aux implications écoeurantes, que les voisins ont entendu des bruits inquiétants mais ne les ont pas signalés. Et par un autre détail inquiétant, celui d’un appel téléphonique qui, selon le parquet, aurait été passé aux secours par le père de Sara. «Je l’ai légalement punie et elle est morte», aurait-il déclaré.
Étant donné que des avertissements comparables ne sont pas systématiquement joints aux contenus sur la souffrance et la mort d'enfants, par exemple en Afghanistan, au Soudan ou en Ukraine, ou dans la guerre entre Israël et Gaza, on pourrait facilement conclure que le public britannique est particulièrement sensible au bie...
[Courte citation de 8% de l'article original]